Pour preuve, il met maintenant sur le marché son ouvre intitulée « Alesso » qui est un album de 9 chansons. Cest le premier d'une série déjà prête. Cet album retrace et résume l'expérience personnelle de l'artiste depuis l'Afrique jusqu'aux USA mais il est aussi le cri de coeur d'un homme qui a perdu une partie de tous ses souvenirs d'enfance (avec l'effondrement de la ville d'Ono-Salci), et à la fois ébranlé par les meurtrissures, les déchirures, et l'effusion de sang sur la terre ses aïeux .En effet la Cote d'Ivoire ne s'est toujours pas remise de la crise causée par le coup d'état manqué et transformé en rébellion en 2002. "Je refuse de voir disparaitre la Cote divoire comme j'ai vu partir Ono" dit-il en substance pour extérioriser son indignation. Cet album révèle donc la vision et l'optimisme de l'artiste qui pense que meme quand on a tout perdu, il faut toujours garder foi en l'avenir.
Interrogé sur la particularité de son genre musical, Peter répond ceci : "Ma musique est un métissage des rythmes africains avec les influences occidentales. Je pense que la musique occidentale d'une manière générale est en train de perdre de son "punch'.Son dynamisme en matière de créativité aujourd'hui est surtout le fait de la technologie mais pas de la créativité musicale en tant que telle. De l'autre coté le génie africain est encore largement inexploité. Il lui manque la technologie et bien sur l'instruction pour s'exprimer dans toute sa dimension. Mon but est de rapprocher les deux pôles. Je veux apporter des rythmes ivoiriens dans la musique américaine mais aussi enrichir le folklore authentique africain des harmonies musicales qui puissent le rendre agréable à toutes les oreilles. Je suis très optimiste. Parce que je pense que la musique est un langage universel. Même si tout le monde ne peut pas parler ce langage, au moins tout le monde peut le comprendre et l'apprécier..."